L’atelier-galerie Rouge Terre Lyon

La genèse

Andrée Valinejad, artiste céramiste

J’aime le travail de la matière, le contact avec la terre, la pétrir, lui donner forme…Sur mon chemin je pose des pierres des galets, des stèles, repères, rappels, marquant le passage, la présence, l’absence.

En 2004 débute la passionnante aventure de la terre, réalisation d’un rêve de toujours: la sculpture.

D’abord avec Solange Bidaud qui m’a enseigné toutes les techniques du façonnage à la main (plaques colombins…) de l’émaillage et de la sculpture.

Ensuite la rencontre avec Camille Virot a été très importante. J’ai découvert avec le Raku une façon de travailler plus libre, plus expérimentale.
Puis enfin les terres sigillées : avec Tjok Dessauvage j’ai appris comment, après cueillette, exploiter les différentes argiles et obtenir ces belles matières douces, satinées et naturelles.

Après 4 ans dans le sud (Atelier Terre Etoile), j’ai installé en octobre 2011 mon nouvel atelier de céramique dans le quartier si vivant et coloré de la Guillotière à Lyon, où travaillent de nombreux créateurs et où je vis.

Diplomée des Arts Décos de Strasbourg et illustratrice, je retrouve un peu de cette autre vie passée dans les cours avec modèle vivant que je propose à l’Atelier.

Ces stages me donnent envie de travailler, par des sculptures plus réalistes, toujours les mêmes thèmes, mais de façon plus directe peut-être.
Je recherche l’harmonie en moi-même et dans mon univers créatif. Petit à petit j’élague, j’affine, je précise.
J’espère pour chaque création la rencontre avec la personne dont le regard posé sur elle lui donnera vie, et dont l’intérêt me donnera joie.

Je suis alors dans un état d’une concentration extrême, toute entière dans l’ici et maintenant, comme en pleine méditation. J’aime les teintes naturelles, le contraste des matières brutes ou satinées, rugueuses ou lisses. J’aime les pièces dans lesquelles le regard se perd, basculant vers d’autres horizons comme à la lecture d’une poésie.

Quelques techniques de céramique : raku, raku nu, terres sigillées…

Le Raku

D’origine coréenne, le Raku a pris son essor au Japon du XVIème siècle grâce à la rencontre d’un Maitre du Thé et d’un potier.
Cette technique est très liée à la Cérémonie du Thé et à la philosophie Zen, la contemplation des tasses, par leurs matières riches et irrégulières, inclinant à la méditation.
Arrivé aux USA puis en Europe dans les années 70, le Raku a évolué vers d’autres chemins, s’éloignant de la cérémonie du thé.

Technique : les pièces sont façonnées avec des terres plutôt grossières, mélange de terre réfractaire, d’argile plastique et de chamotte (argile cuite concassée) résistant bien aux chocs thermiques.
Biscuitées puis émaillées elles sont recuites dans un four adapté montant très vite en température. Entre 900 et 1000° elles sont sorties du four incandescentes (rouge cerise) avec des pinces, enfumées et parfois trempées dans l’eau.
Le choc thermique provoque les craquelures caractéristiques dans l’émail, et l’enfumage les noircit, donnant parfois des lustres métalliques.

Les terres sigillées

La céramique sigillée est une céramique fine destinée au service à table caractéristique de l’Antiquité romaine. Elle se caractérise par un vernis rouge grésé cuit en atmosphère oxydante, plus ou moins clair et par des décors en relief, moulés, imprimés ou rapportés.

Certaines pièces portent des estampilles d’où elle tire son nom, sigillée venant de sigillum, le sceau.

Technique : consiste à récupérer les plus fines particules.d’une argile (inférieur au micron) pour revêtir le corps d’une poterie.
Les argiles sont cueillies dans la nature, ensuite mélangées avec beaucoup d’eau, décantées longuement. Passées comme un émail mais sur pièces crues et polies, elles donnent après cuisson des surfaces satinées très douces et vitrifiées. Chaque argile possède sa propre température de vitrification, variable selon son origine, la qualité de l’ engobe et de son épaisseur d’application.

Les plaques et les Colombins

Le travail à la plaque permet de construire des objets de diverses formes, et non pas toujours rondes comme sur le tour. C’est une technique rapide facile qui consiste à étirer au rouleau la terre jusqu’à obtenir l’épaisseur souhaitée, la laisser se raffermir puis assembler, souder ces plaques ensemble selon le schéma créé auparavent. Vases boites théières tasses bols mais aussi sculptures, « architectures » sont réalisables par des amateurs débutants; la seule limite étant votre imagination.

La technique du colombin, technique ancestrale encore largement utilisée en Afrique où j’ai eu la chance de la pratiquer, permet d’élaborer des pots de toutes tailles, de forme ronde, ovale ou plus libre sans passer par le long apprentissage du tour et ne nécessitant que peu d’outils.

Il s’agit de préparer des « boudins » de terre puis les superposer et les souder ensemble. On affine ensuite les parois tout améliorant la forme.


Atelier-galerie, plasticienne et Art-Thérapeute à Lyon

31 rue de la Thibaudière
69007 Lyon
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